[RGPD] Entretien avec Philippe Pradal, Associé Gérant du cabinet d’avocats, Wyzer Law

[RGPD] Entretien avec Philippe Pradal, Associé Gérant du cabinet d’avocats, Wyzer Law

Avocat aux Barreaux de New York et Paris, Compliance Evangelist et Professeur à l’Ecole de Droit de Sciences-Po Paris.

Pouvez-vous nous décrire en quelques mots l’activité de votre société ?

Notre Cabinet d’avocats intervient dans tous les champs de la vie des affaires, que ce soit le droit des sociétés, des contrats, du travail ou … de la conformité.

Quel est votre domaine d’expertise, à quelles problématiques répondez-vous ?

Notre expertise est transversale. Nous essayons d’accompagner nos clients dans leur problématiques juridiques et au-delà. Nous sommes souvent consultés sur des questions stratégiques. En ce moment nous sommes très sollicités sur la mise en place de la conformité RGPD

Quel impact aura la RGPD sur votre métier ?

Le RGPD n’est pas pour nous qu’un champ de compétence en plus, les cabinets d’avocats doivent aussi se conformer au RGPD. De ce point de vue le Conseil National de Barreaux a anticipé la problématique particulière des cabinets d’avocats en sensibilisant l’ensemble de la profession. En effet, nous sommes amenés à mettre en œuvre un nombre important de traitements qui peuvent s’avérer d’une particulière sensibilité d’un point de vue Informatique et libertés :

  • Traitements de données relatives aux infractions, condamnations ou mesures de sûretés
  • Logiciels de facturation
  • Traitements pour éviter un conflit d’intérêts, listes noires de personnes indésirables
  • Interconnexions de fichiers…

Bref, les cabinets d’avocats vont comme toutes les entreprises de France et de l’Union Européenne devoir se mettre en conformité avec le RGPD.

Quels points du RGPD sont particulièrement importants pour votre activité ?

Tous les avocats qui font du droit pénal seront particulièrement impacté par le RGPD, car la donnée personnelle pénale est une donnée sensible.

Vos clients sont-ils réceptifs et informés des enjeux de cette réglementation européenne sur la protection des données ?

En tant qu’avocat, c’est notre devoir de conseil que d’informer nos clients sur la mise en œuvre du RGPD et sur l’importance de s’y conformer. Trop souvent, nos clients pensent qu’ils ne sont pas concernés ou qu’ils auront le temps de se mettre en conformité quand l’administration commencera à s’intéresser à leur cas.

Reporter le problème n’est évidemment pas la bonne approche à retenir et ce pour plusieurs raisons. D’abord la grande révolution du RGPD c’est la co-responsabilité. Si vous êtes sous-traitants d’un client grand compte, que vous collectez des données pour McDonald par exemple, c’est votre client qui va vous demander de lui démontrer que vous êtes en conformité avec le RGPD. Car si vous ne l’êtes pas, il est potentiellement responsable avec vous et peut se voir infliger une amende allant jusqu’à 4% de son chiffre d’affaires mondial !

Donc la conformité RGPD n’est pas juste un problème à régler, mais un véritable atout commercial.

Ensuite, le RGPD pose comme principe ce qu’on appelle dans notre jargon le « protection by design » et le « protection by default ». C’est deux principes nécessitent que les entreprises prennent à bras le corps la question de leur conformité. En effet, le principe du « protection by design » consiste à penser vos collectes de données dans leur principe comme dans leur exécution, comme conforme au RGPD. Et le « protection by default » vous oblige à adopter comme comportement par défaut la protection des données personnelles que vous collectez. Fini le far west. Fini l’époque où vous complétiez vos fins de mois en vendant vos fichiers de mail à la hussarde.

Enfin et c’est peut-être le point le plus important, le RGPD renverse la charge de la preuve. Avant, lorsque la CNIL vous contrôlait, elle avait la charge de la preuve, elle devait être en mesure de démontrer que vous ne remplissiez pas vos obligations au regard de réglementation informatique et libertés. Demain, à compter du 25 mai, en cas de contrôle de la CNIL c’est à l’entreprise de démontrer qu’elle est en conformité. Si vous n’avez pas pris les devants, vous serez donc automatiquement défaillant.  

Comment vous êtes-vous préparés et serez-vous prêt pour la mise en conformité ?

Chez nous c’est très simple, nous nous appliquons les recommandations que nous faisons à nos clients. Nous auditons nos usages, formons nos équipes, mettons en place des procédures et avons nommé un délégué à la protection des données.

Un best practice à nous confier pour la mise en conformité ?

3 MOTS : AUDIT, FORMATION, SUIVI

Si vous respectez ce triptyque, et que vous suivez les recommandations de la CNIL, aucune inquiétude à avoir. L’important est de comprendre que la conformité à la réglementation des données personnelles est devenue un sujet sur lequel vous ne pouvez pas faire l’impasse.

Si cela vous paraît trop difficile à mettre en œuvre tout seul, faîtes vous accompagner. Notre cabinet et nombreux autres interviennent quotidiennement auprès des entreprises pour les aider dans la mise en place de leur conformité.

Quelles évolutions majeures sont prévues dans votre activité en lien avec le RGPD 2018 ?

Le RGPD vient renforcer pour nous l’importance de nos dossiers droit des données personnelles. Nous avons de plus en plus de demande dans ce domaine et nous mettons donc en place une offre de service lisible et accessible pour les TPE et PME que nous assistons quotidiennement.

Quels conseils donneriez-vous à un DPD (délégué de la protection de la donnée) pour l’aider à sensibiliser sur le RGPD en interne ?

Faites valoir l’enjeu commercial avant le risque juridique. Être en conformité avec le RGPD va devenir un enjeu commercial de taille que vous travaillez en B2B ou en B2C.

Le risque des sociétés qui ne seront pas en conformité avec le RGPD est évidemment bien réel, mais je pense que c’est en apportant la bonne parole de la conformité, et en annonçant la bonne nouvelle que vous aurez le plus de chance de faire avancer le chantier conformité interne de votre société.

Philippe

Philippe

Wyzer Law

Associé Gérant du cabinet d’avocats, Wyzer Law. Avocat aux Barreaux de New York et Paris, Compliance Evangelist et Professeur à l’Ecole de Droit de Sciences-Po Paris.

RGPD 2018

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Pas le temps et overbookés : et si le CRM vous aidait ?

Pas le temps et overbookés : et si le CRM vous aidait ?

Le temps c’est de l’argent. Ou du temps libéré pour consacrer son énergie à votre véritable mission : vendre.

Chers commerciaux, une étude d’Ikéo montre que « Pris par de multiples tâches, notamment administratives, ils (les commerciaux) ne consacreraient réellement que 41% de leur temps à la vente et beaucoup trop à la recherche d’informations ».

Votre CRM n’est pas (en tous cas, pas QUE) un outil de centralisation de votre fichier clients et prospects. On a déjà parlé de formalisation des processus de ventes pour gagner en efficacité. Voici quelques pistes à explorer pour économiser un temps précieux, juste en paramétrant votre CRM.

Le CRM : des informations clients complètes, c’est mieux

 

Vous partez en rendez-vous dans quelques jours, c’est donc l’heure de préparer ces visites qui, bien travaillées, pourraient aboutir à des ventes.

Les coordonnées de vos clients sont-elles à jour ? Avez-vous une bonne vision des dernières commandes et factures ? Quels sont les produits que vous pourriez proposer à vos contacts (upselling, cross selling) ?

Une fiche client bien renseignée, avec les champs spécifiques dont vous avez besoin, c’est autant de temps de gagné.

Synchroniser et lier mes différents outils : adieu la double saisie

 

Une gestion des actions dans le CRM (c’est une des mission de l’outil quand même !), un agenda par ailleurs, plus ou moins lié à votre smartphone, une administration des ventes sur un logiciel…. Autant dire que vous êtes un as de la double ou triple saisie… Bon, soyons honnêtes, vous avez vraiment autre chose à faire… un peu de prospection pour remplir votre processus de vente et votre pipeline d’opportunités par exemple.

Pensez donc toujours à vérifier que vos différents outils peuvent communiquer et se lier entre eux.

A titre d’exemple : on liera l’agenda du CRM avec un Google agenda qui va lui-même se synchroniser avec votre smartphone. On pourra également créer les devis dans le CRM et les faire basculer dans le logiciel d’administration des ventes, dans lequel se gèreront commandes et facturations.

Automatiser : tout ce que l’outil CRM peut faire pour vous

 

C’est la grande mode : l’automatisation ! Et NON ce n’est pas QUE pour les grands comptes, on est en 2014 et tout ce petit monde a grandement évolué vers les PME et TPE !

Un exemple : les e-mails types

Lorsque vous écrivez à votre prospect pour confirmer un rendez-vous, vous reprenez souvent le même texte en modifiant quelques mots. Idem pour votre mail d’accompagnement lors de l’envoi d’un devis. Enregistrer quelques modèles types de mails dans votre outil CRM, que vous pourrez utiliser quand bon vous semble, représente sans doute quelques minutes seulement de gagnées. Mais les petites rivières font les grands fleuves…

On peut aller plus loin en déclenchant l’envoi de mails selon un scénario pré-défini.

Nous en parlons très bientôt sur ce blog mais… allez, un exemple.

Vous êtes un garage réparateur de voitures. Pour faire venir vos clients pour les révisions, pourquoi ne pas les solliciter lorsque vous détectez que la dernière révision remonte à 12 mois ? Et si le CRM assurait cette recherche tout seul et envoyait aux clients concernés un message mail ou sms pour les inviter à prendre rendez-vous ?

Ne nous leurrons pas, rien de tout cela n’est magique. L’idée sous-jacente est d’entretenir un contact personnalisé et qualitatif avec le client, pour augmenter les ventes additionnelles. Nous sommes là en plein concept de nurturing… ou en tous cas aux prémices de ce concept.

Estelle

Estelle

Responsable formation

Je vous accompagne lors de la mise en place de Koban, tant sur votre stratégie web marketing que sur l’optimisation de votre activité commerciale.

[RGPD] Sécurité de la donnée : check liste d’évaluation

[RGPD] Sécurité de la donnée : check liste d’évaluation

Le nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles est paru au journal officiel de l’Union européenne et entrera en application le 25 mai 2018. L’adoption de ce texte doit permettre à l’Europe de s’adapter aux nouvelles réalités du numérique.

Et vous voilà donc désigné volontaire en tant que Correspondant Informatique et Libertés ou Data Protection Officer de votre organisation ! On aime autant vous prévenir, ça ne va pas être simple… La partie visible de l’iceberg et de loin la plus rapide concerne la mise en conformité du site internet de l’entreprise afin d’être en accord avec le règlement au niveau du Marketing digital.

Vous trouverez la check liste ICI.

La partie bien immergée de l’iceberg implique plusieurs étapes bien plus importantes, car la désignation d’un délégué à la protection de la donnée (DPD) n’est pas anodin. Et ce n’est que la première étape d’une longue errance au cours d’un processus pour être totalement conforme !

Vous trouverez les 6 étapes du processus pour être conforme ICI.

Le rôle du DPD est notamment d’être responsable des données, garant de leur protection et du processus de respect de la vie privée durant tout le cycle de vie de la donnée. Vous devez donc à ce titre garantir et sécuriser le traitement et l’accès à la donnée. Pas facile n’est-ce pas ? Voici pour vous aider, une check liste d’évaluation de la sécurité de la donnée, afin d’évaluer par vous-même au sein de votre organisation les risques potentiels, et mettre en place des procédures adaptées.

Les informations recueillies sur ce formulaire sont enregistrées dans un fichier informatisé par Koban pour permettre de vous adresser des contenus adaptés à vos centres d'intérêt. Elles sont conservées pendant 3 ans et sont destinées au service marketing. Conformément à la loi « informatique et libertés », vous pouvez exercer votre droit d'accès aux données vous concernant et les faire rectifier en contactant : clothilde[at]koban-crm.com.
Clothilde

Clothilde

Responsable marketing

Acquisition, engagement, conversion et fidélisation n'ont plus de secrets pour moi #Smarketing #Inbound #CRM #MarketingAutomation

RGPD 2018

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Faut-il adapter son organisation à son logiciel de gestion ou l’inverse ?

Faut-il adapter son organisation à son logiciel de gestion ou l’inverse ?

Parlons d’abord “usages” avant de parler “organisation”

Les nouveaux usages ont modifié en profondeur l’organisation commerciale de l’entreprise. L’évolution des usages internes à l’entreprise comme de ses processus sont corrélés aux usages externes à l’entreprise, ceux des acheteurs. L’entreprise a dû s’adapter à ses acheteurs, qui revendiquent un consumérisme digital exacerbé. On nous apprend qu’il faut savoir répondre aux attentes et anticiper les besoins d’une clientèle pour la fidéliser et ainsi assurer la pérennité de l’entreprise. L’adoption d’un logiciel de gestion commerciale ou de gestion de la relation client est dès lors un enjeu majeur comme levier de croissance de l’entreprise. Ce qui se pourrait se résumer au départ comme un projet CRM peut devenir à court terme un objectif stratégique quant à cette quête de la gestion d’une base de données unifiée, permettant de gérer prospect et client tout au long du cycle de vie.

Quels problèmes sont inhérents à la mise en place d’un CRM ?

D’après le baromètre réalisé par l’Observatoire du Marketing client, la base de données unique est au centre des préoccupations des annonceurs et entreprises qui ont bien perçu l’importance d’interagir de façon personnalisée avec leurs clients tout au long du cycle de vie. Les entreprises privilégient d’ailleurs des campagnes CRM multicanales en utilisant en moyenne 4,6 canaux (Email, site internet, courrier postal, médias sociaux, mobile). Le digital fait donc l’unanimité face aux canaux dits “traditionnels” tel que le téléphone. Cette stratégie CRM pourtant adaptée aux usages des consommateurs semble bien adoptée mais… 97% des annonceurs avouent rencontrer des difficultés d’organisation et 91% des difficultés d’efficacité.

La gestion d’une base de données unifiée, via un CRM ou logiciel spécifique de gestion de la relation client passe nécessairement par des compétences internes, or les compétences spécifiques liées à une expertise “data” sont encore rares au sein même des entreprises.

En terme d’efficacité, les principaux problèmes viennent d’un usage restreint faute de temps et d’organisation, ou inadapté du fait de cahiers des charges trop court termistes.

Les entreprises souffrent de ce déficit de compétences afin d’exploiter et analyser les données elles-mêmes qui sont encore pilotées “à vue” et sans évaluation réelle, faute d’outil adapté.

Comment les logiciels de gestion s’adaptent-ils à ces nouveaux usages des utilisateurs ?

 

Quand bien même les entreprises s’équipent de logiciels de gestion ou logiciels métiers, ceux-ci restent donc majoritairement sous utilisés. Les annonceurs ont largement basculé vers le digital en s’équipant de logiciels qui sont le plus souvent disproportionnés en terme de fonctionnalités par rapport aux besoins réels de l’entreprise. Si le SAAS a largement favorisé l’intégration CRM en en démocratisant l’usage et réduisant le coût, il a en revanche limité l’efficacité par le manque de formation dispensé aux utilisateurs. Mal ou insuffisamment renseigné, le CRM perd de sa rentabilité et de sa réactivité dans les actions commerciales ou marketing qui pourraient être menées.

Une stratégie CRM doit de prendre en compte les usages des utilisateurs au même titre que la croissance de l’entreprise et l’évolution du cadre juridique autour de la donnée.

Lire notre article : Quel processus mettre en place pour être conforme au RGPD 2018 ?

D’une manière générale, un logiciel de gestion doit s’adapter aux nouvelles évolutions issues de la transformation numérique. Il s’agit avant tout de s’informatiser en optimisant ses coûts, afin de gagner en rentabilité et en efficacité. Le Cloud ou le SAAS sont une opportunité réelle de s’équiper à moindre coût, pour une organisation où mobilité et productivité sont des leviers commerciaux importants. Si les systèmes d’informations étaient auparavant tournés vers des obligations légales (comptabilité, paie…), l’équipement doit aujourd’hui répondre à une interopérabilité dans des domaines tout autant spécifiques en fonction des métiers. En effet, le cycle de vie d’un client est aussi différent que les outils existants selon qu’on soit dans un contexte BtoB ou BtoC. L’entreprise pense son organisation autour des nouveaux comportements de ses clients et la façon dont elle interagit avec eux. L’efficacité des outils répond à une exigence d’exploitation de la connaissance client, au service d’un marketing “intelligent”, capable de personnaliser et de proposer les offres adaptées au bon moment du cycle de vie. Le client se retrouve au coeur d’une stratégie CRM où le multicanal bouscule l’organisation interne de l’entreprise qui se voit obligée de tenir la promesse d’une expérience client optimisée.

Le cahier des charges fonctionnel, garant d’un logiciel adapté à son organisation

 

Le chemin est encore long avant de voir l’entreprise établir une stratégie globale autour de la connaissance client. La problématique étant de savoir évaluer les besoins fonctionnels à l’adoption d’un logiciel non plus en silo, service par service, mais dans une vision long terme d’un système d’information complet et évolutif. Bien entendu, certains métiers, aux processus spécifiques, nécessitent un logiciel métier adapté. Mais en matière d’usage, le logiciel n’est plus complexe et il est rendu accessible aux utilisateurs simplement par une intégration cohérente au sein du système d’information.

Personnalisable et collaboratif, le CRM d’aujourd’hui s’adapte aux nouveaux usages des utilisateurs (mobilité, GED, RSE…), impacte l’organisation interne et redistribue les rôles. Une gestion fine des droits et du rôle de chacun permet à l’utilisateur final de retrouver les fonctionnalités clés de son métier dans un environnement pourtant global de la gestion de l’entreprise.

Quelle que soit l’envergure d’un projet CRM, la définition d’un cahier des charges permet une expression précise des besoins tant fonctionnels que stratégiques d’une entreprise au sein d’un système d’information global. Plus l’expression de ces besoins sera précise, plus la solution proposée sera en phase avec l’organisation et les usages de l’entreprise.

source : https://www.mediapost.fr/wp-content/uploads/2017/06/Barometre-Strategies-CRM-data-BDD-DMP-2017.pdf

LIVRE BLANC : RÉUSSIR SON PROJET CRM

40 pages

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Guillaume

Guillaume

Responsable technique

Dirigeant et Directeur commercial, un seul homme pour 2 fonctions…

Dirigeant et Directeur commercial, un seul homme pour 2 fonctions…

Loin de moi l’envie de porter un jugement quelconque, ni donner de leçon, encore moins de dresser un portrait “psychologique” du dirigeant isolé dans sa tour d’ivoire. Désolée également d’écrire au masculin, n’y voyez pas ici un affront au féminisme. Je ne prétends pas non plus porter aux nues la parité. Juste l’envie d’une tribune sur un contexte bien particulier : quand le dirigeant est aussi directeur commercial de sa propre entreprise. Car petite ou grande entreprise, il n’est pas rare qu’une même personne y exerce les deux fonctions. Non par vanité mais plutôt par pragmatisme et souci d’efficacité. Qui mieux que le dirigeant pour parler de son entreprise et vendre ses produits ? Et il le revendique car c’est bien lui, l’entrepreneur qui au départ lance son activité.

Comment dès lors maintenir l’efficacité commerciale, aussi bien en terme de management que d’objectifs quand l’entreprise grandit ou évolue ?

Diriger ou manager ?

Quand le dirigeant doit avoir une vision globale de son entreprise, le manager doit gérer son équipe et se porter garant des résultats escomptés par la stratégie mise en place. Le dirigeant porte la stratégie d’entreprise alors que le manager la met en oeuvre. Occuper les deux fonctions implique donc d’être présent sur les deux fronts : la réflexion ET l’action. Le périmètre d’intervention devra varier selon qu’une décision doit être prise en amont ou en aval de l’activité. L’un comme l’autre sont gestionnaires mais à différents niveaux. Les différences sont nombreuses entre ces deux fonctions, mais pas incompatibles fort heureusement. La difficulté ne se situe pas dans le champ des compétences mais dans l’organisation qu’il s’agit de mettre en place pour que l’efficacité soit au rendez-vous. Entre responsabilités et rentabilité, chacun sa recette pour mener à bien la croissance de l’entreprise.

La première bonne pratique est bien entendu le choix du bon outil de gestion. L’avantage de cumuler les deux fonctions, c’est que le dirigeant est également un utilisateur. Rien de plus efficace pour faciliter le choix et l’adoption en interne non seulement en tant que manager des ventes, mais également comme manager de l’équipe de ventes. Le choix d’un logiciel ne se fera pas par une direction trop éloignée des usages internes et s’intégrera idéalement comme faisant partie de la stratégie d’entreprise. De la même manière, le dirigeant ayant une vision globale de son entreprise et de l’activité future, le logiciel sera choisit comme évolutif pour s’adapter à l’organisation à moyen et long terme.

Etre dirigeant et manager commercial apporte certains avantages en terme de management : la notion de réussite collective est omniprésente tout en maintenant un proximité avec chaque collaborateur au service d’un intérêt général. Le dirigeant est le garant de la réussite commune mais en tant que manager il doit gérer les objectifs et résultats individuels de l’équipe. Occuper les deux fonctions implique de définir la stratégie commerciale, définir les objectifs et de remettre ses équipes en cause quand cela est nécessaire.

Piloter et anticiper

Si l’entreprise dispose d’un outil de gestion commerciale, l’activité de l’entreprise peut être représentée pour chaque équipe sous forme de tableaux de bord. De manière à simplifier les échanges et les reportings de chacun, car être dirigeant signifie avoir une vision de l’activité complète de l’entreprise, pas seulement de l’activité commerciale. Il faut gérer le quotidien d’une part, et les projets futurs d’autre part. Piloter ET anticiper en agissant sur le front de la relation client tout en menant les réflexions nécessaires aux orientations stratégiques de l’entreprise.

En tant que dirigeant, il faut connaître son entreprise sur le bout des doigts. Avoir une connaissance accrue des points faibles et points forts de son organisation et savoir apporter une solution à chaque problématique rencontrée. L’organisation est la clé quand il s’agit de répartir son temps entre clients et collaborateurs, afin de ne pas se laisser submerger par une trop forte proportion de tâches à faible valeur ajoutée. En sa qualité de cadre dirigeant, les responsabilités inhérentes aux deux fonctions impliquent une grande indépendance et une certaine autonomie dans l’organisation même de son emploi du temps.

Le cadre dirigeant doit relever un défi quotidien de taille : la gestion de son temps. Bien gérer son temps nécessite une organisation millimétrée qui, pour autant, doit laisser la place à l’imprévu.

Maintenir l’efficacité commerciale

Cumuler les deux fonctions, c’est cumuler les heures de travail et les outils. Compétence et performance sont liées sans remise en question de part la légitimité naturelle du statut. Or, le développement d’une entreprise n’est pas linéaire et chaque détail contribue à l’efficacité commerciale. Que l’on soit dirigeant ou manager commercial ou les deux, la direction commerciale est le poste le plus important d’une entreprise. Car son rôle est de veiller quotidiennement à la réalisation des objectifs en guidant efficacement chaque action auprès de chaque commercial. Le directeur commercial définit la ligne de conduite et contrôle les résultats, organise et anime l’équipe dans une dynamique constante.

A bien y regarder, l’efficacité commerciale n’est pas tant une question de savoir-faire que d’outil. Si le savoir-faire n’est pas à la portée de tous, l’outil lui, est accessible à chacun. Pour coordonner, piloter et anticiper son activité, le CRM a déjà démontré son efficacité à tous les niveaux de l’entreprise. Dès lors que les processus sont clairement définis, il est possible de les mettre en oeuvre dans un outil commun et de donner du sens aux actions commerciales. Avec un outil et un tableau de bord commun, quand le commercial structure son activité au quotidien, le directeur commercial lui, anticipe et développe une vision à long terme pour pérenniser et développer l’entreprise.

Organiser son activité permet au commercial d’optimiser son efficacité par le gain de temps dégagé au service d’actions opérationnelles plus ciblées. Le choix d’un outil commun de gestion commerciale est souvent initiateur de réussite collective pour l’entreprise.

Notre expérience dans la conduite de plus de 200 projets CRM nous a montré que la performance commerciale ne tient pas dans l’outil choisit mais dans l’adoption qui en est faite par l’équipe. Car nombre de dirigeants s’attèlent à vouloir résoudre de faux problèmes commerciaux… Si équiper un commercial terrain d’un outil pour la gestion de son activité peut paraître une solution efficace, il n’en demeure pas moins qu’il reste totalement autonome dans l’organisation de son temps. De la même manière, disposer d’un logiciel pour gérer son portefeuille d’affaire ne permet pas forcément au commercial de définir les opportunités prioritaires. Une difficulté également réside dans l’évolution des modes d’achats qui modifie en profondeur les processus de ventes. Toutes ces problématiques cumulées font qu’en moyenne 80% de la valeur ajoutée d’une équipe commerciale provient de 20% de son activité…

En investissant dans un système automatisé qui permet une analyse poussée de l’activité de vos commerciaux, vous disposerez d’une vision de la productivité individuelle de chacun et identifierez plus facilement les points d’amélioration nécessaires à la performance commerciale collective. Mais outils et processus commerciaux sont souvent source de frustration pour les managers comme pour les équipes lorsque ceux ci ne sont pas adoptés pleinement et utilisés à 100%. L’enjeu est donc de doter la force de vente d’outils et de process qu’ils aimeront utiliser.

Il n’est pas indispensable de réaliser des investissements importants pour améliorer et maintenir une dynamique commerciale. L’essentiel est de se concentrer sur les leviers qui impactent l’organisation pour en dégager une réelle amélioration de l’efficacité commerciale.

Et vous ? Quelles problématiques rencontrez-vous ? Faites le point et voyez comment y remédier avec Koban 😉

Lire notre article : Kit de survie pour patron (un peu) perdu.

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Estelle

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